Motocross : « Inside » avec Valentin Teillet

Voici le résultat d’une rencontre photographique avec Valentin Teillet lors de la course MX International Nocturne à Gimont en juillet 2015. Valentin est l’un des rares pilotes français à vivre de la discipline. Champion de France Elite de Motocross, Champion d’Europe de Supercross SX2, le pilote vendéen roule cette année aux côtés de Fabien Izoird dans le jeune team SR Honda Motoblouz mené par Josse Sallefranque. Après s’être mesuré aux meilleurs lors du championnat du Monde, il fait un point sur sa carrière.

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Aujourd’hui à 24 ans, je suis encore jeune, j’ai décidé de me consacrer au championnat de France pour gagner des titres. Forcément j’ai mis un peu de côté le championnat du Monde, mais c’était un choix personnel que j’assume, puisque j’avais envie d’avoir des résultats et de gagner ma vie. Mais je suis tout autant professionnel que quand j’étais en championnat du monde. En France, seuls les quelques premiers arrivent à vivre de ce sport, et pour moi c’est important de rester parmi ceux-là.

Je continue à apprendre tous les jours, que ce soit au niveau technique ou au niveau humain. En technique, on n’est jamais au bout de son apprentissage, on peut toujours améliorer. Au niveau humain, je me suis rendu compte que dans ce sport il n’y a pas que des gens sains, et que l’équipe est primordiale. J’ai la chance d’être entouré de gens en qui je peux avoir confiance, toujours, et c’est super important. Ce sont eux eux qui m’apportent le plus.

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Dans le team il y a une super entente, on a du très bon matériel, on est tous motivés. Le team est jeune, les sponsors font confiance à Josse. Il n’est pas là pour vendre du rêve, il fait ce qu’il dit. Je suis passé très près du titre en Championnat de France de Motocross cette année, et Fabien est premier au Championnat de France de Supercross, ce sont des résultats concrets.
Pour moi, aujourd’hui, la pression est différente quand même. J’essaie de prendre le plus de plaisir possible – je reste professionnel tout en prenant du plaisir. En championnat du monde je me mettais trop de pression, ça diminuait mes capacités sur la moto.

Même en restant en France, on a beaucoup de courses, mais mes deux objectifs principaux sont le championnat de France Supercross et Motocross, donc je me concentre vraiment là-dessus. Les autres courses sont de bons entraînements, et c’est important de les faire. J’ai toujours été habitué à voyager et à faire de longs déplacements sur les courses, notamment en Championnat du Monde où il y avait beaucoup d’avion aussi. Au final, ici, ce ne sont pas de gros déplacements, ça reste assez simple à gérer.

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La pression c’est aussi le risque. En motocross on aime le risque, sinon on n’en ferait pas. Mais je ne suis pas une tête brulée, et pour moi il est important de maîtriser. Déjà c’est un sport dangereux, et parfois on arrive sur des circuits, notamment en Supercross, où on voit des choses un peu bizarres. Ce qui est important à mes yeux, c’est qu’on arrive à rendre le circuit technique, beau pour les spectateurs, mais aussi le moins dangereux possible pour les pilotes.

Bien sûr, je me mets à la place des organisateurs ou des concepteurs des circuits, qui ne sont pas sur la moto. Des fois ça paraît facile mais une fois sur la moto, c’est plus dangereux. L’inverse est vrai aussi. Ce qui est important, c’est une bonne concertation entre les pilotes et les organisateurs, en particulier après les premiers essais. En général il faut quand même dire qu’on a de très belles pistes.

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J’ai fait mes tatouages à une période de ma vie où je n’étais pas super bien, une période de blessures, et du coup oui, ça a forcément des significations. Ce sont des blessures qui sont gravées sur mon corps, parce que j’avais envie de l’exprimer comme ça. De l’extérieur c’est très dur de deviner, mais ça a des significations bien personnelles. Moi-même je sais ce que ça veut dire, c’est ce qui est important.
« We fight because we believe » c’est une phrase que j’aime beaucoup et à laquelle j’adhère totalement. Beaucoup dans ce sport ne se battent pas jusqu’au bout parce qu’ils n’y croient pas vraiment. Moi je veux me battre jusqu’au bout.

Je dois dire qu’aujourd’hui je suis bien dans ma vie de tous les jours, il n’y a rien de particulier que j’aimerais changer. J’aime ce que je fais, je suis heureux, et pour moi il n’y a pas de souci.

Ça me fait plaisir d’avoir autant de monde qui me suit sur les réseaux sociaux. C’est toujours encourageant, ça me donne envie de poster des petites vidéos de temps en temps, pour faire voir que j’existe, et ça fait plaisir à ceux qui me suivent, donc ça crée un lien, j’aime bien entretenir cette relation.

2017-01-08T12:40:22+00:0028/07/2015|Catégories : MX, Page d'accueil|Tags : , , , , , , , , , , , , , , |Commentaires fermés sur Motocross : « Inside » avec Valentin Teillet